Nous ne connaissons de nous-mêmes que le corps, la pensée et les émotions. Cette connaissance n'est que partielle, car elle n'inclut pas le regard qui la contemple.
Le regard n'est pas un objet de connaissance. Il ne peut être connu, car est ce qui connait. Tel l'oeil qui ne peut se voir, le regard se sait, mais ne se voit pas.
Être ce que nous sommes implique, dans le même instant, la vision de ce que nous ne sommes pas et la conscience de ce que nous sommes.
En tant que sujet, la conscience n'est pas objet. Elle est le connaisseur de l'objet. Elle est la source du "je suis" et de toutes ses expressions.
Celui qui cherche n'est pas différent de ce qu'il cherche. Sans chercheur et sans cherché, que reste-t-il à trouver ? La détente survient, lorsque la prise est lâchée.
Le but, le désir et l'intention sont autant de flèches pointées vers ce que je suis. En remontant à leur source, nous revenons simplement à nous-mêmes, non pas en tant que personne, mais en tant qu'impersonnelle présence.
Novembre 2002